| Accueil | News | Photos | Livre d'or |
|
Mes rubriques
Newsletter
|
Articles de la rubrique "Curaçao"
Curaçao : notre première escale
La monnaie officielle est le florin mais le dollar US est souvent accepté Curaçao est la principale île des Antilles néerlandaises, dans la Mer des Antilles, près du Venezuela. L'île est d'une superficie de 444 km² et sa capitale est Willemstad. C’est à l’un des lieutenants de Christophe Colomb, Alonso de Ojeda, que l’on doit la «découverte» des Îles-sous-le-Vent (les îles ABC: Aruba, Bonaire et Curaçao). Il aborda en premier lieu l’île de Curaçao en 1499, puis la même année les îles d’Aruba et de Bonaire. Il trouva les îles habitées par des Arawaks, les Caiquetos, une communauté amérindienne qui avait quitté depuis plusieurs siècles les côtes vénézuéliennes pour fuir les terribles guerriers caraïbes (les Kalihna et les Wayana) et éviter ainsi les guerres incessantes. L’île de Curaçao (également Aruba et Bonaire) resta espagnole plus de 130 ans, soit jusqu’à l’arrivée des Hollandais. En réalité, les Portugais avaient abandonné les trois îles ABC en 1633. Les Hollandais se l’approprièrent dès 1634 et en firent l’un des pivots de leurs entreprises commerciales. C’est la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales qui fut chargée d’administrer l’île de Curaçao. La compagnie nomma l'explorateur hollandais Peter Stuyvesant comme gouverneur en 1642; en quelques années, celui-ci favorisa les plantations agricoles (arachides, maïs, fruits, etc.); d’autres découvrirent les possibilités qu’offrait l’île dans le séchage du sel à partir des étangs marins (les salines). Toutefois, Peter Stuyvesant traita les autochtones de façon impitoyable. Il capturait des Caiquetos pour les vendre comme esclaves dans les Antilles et suscitait des haines entre les diverses tribus pour mieux les écraser; de plus, même s’il apporta une certaine prospérité, son tempérament autoritaire et son intolérance religieuse à l’égard des communautés n'appartenant pas à l'Église réformée de Hollande lui valurent de devenir de plus en plus impopulaire. Ayant acquis par la force, entre 1637 et 1641, des postes de traite en Afrique de l’Ouest, les Hollandais organisèrent leur propre réseau de la traite négrière associant l'Afrique aux Amériques. Curaçao devint le plaque tournante hollandaise des activités esclavagistes aux Antilles. L’île de Curaço reçut au cours des décennies un certain nombre d’immigrants blancs. Aux Noirs, s’ajoutèrent des Hollandais, mais aussi des Anglais, des Sud-Américains, des Français et des Juifs. La population de l’île devint très cosmopolite. C’est donc au milieu du XVIIe siècle que s’élabora à Curaçao le papiamento, le créole en usage encore aujourd’hui dans l’île et partout dans les Antilles néerlandaises, même dans les Îles-du-Vent (Saba, Saint-Martin et Saint-Eustache). Il fallut attendre en 1919-1920 pour que l’économie prospère à nouveau sur l’île, avec l’arrivée de l’or noir. Grâce à la découverte du pétrole en provenance du Venezuela, la Dutch-British Shell Oil Company décida de construire l’une des plus grandes raffineries du monde à Curaçao (et à Aruba). De nombreux immigrants vinrent travailler sur l’île; ils provenaient des Antilles néerlandaises, mais aussi des Antilles anglaises, des Antilles françaises, de l’Amérique du Sud et des États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés acceptèrent d’établir une base militaire américaine à Waterfort Arches, près de Willemstad. À partir de 1942, les États-Unis assumèrent l'entière responsabilité de la défense de Curaçao et des autres îles hollandaises, et ce, pour toute la durée de la guerre. L’île de Curaçao a donc toujours été influencée par la langue anglaise. Ces mouvements de population augmentèrent encore le multiculturalisme de Curaçao. Après la Seconde Guerre mondiale, les insulaires de Curaçao et des autres îles néerlandaises commencèrent à exiger davantage d’autonomie de la part des Pays. En 1954, les îles néerlandaises obtinrent une autonomie administrative considérable sous le nom de Antilles néerlandaises, puis de Fédération néerlanndaise d'outre-mer. Willemstad devint la capitale politique des Antilles néerlandaises. À la fin des années 1960, Curaçao fut le théâtre de nombreuses luttes raciales et de troubles sociaux. En 1982, la raffinerie Shell ferma ses portes, ce qui augmenta considérablement le nombre des chômeurs. Depuis, la réouverture partielle de la raffinerie en 1991 (louée à une entreprise vénézuéliene, la Coastal Oil Company), le gouvernement local a tout mis en oeuvre pour favoriser l’industrie du tourisme. La plupart des insulaires parlant le papiamento, le néerlandais, l’anglais et l’espagnol, le multilinguisme étant devenu un atout économique de première importance. Willemstad, ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, est un attrait incontournable de Curaçao. Les maisons et commerces restaurés, à l'architecture typiquement coloniale, s'alignent le long des quais et rappellent l'héritage néerlandais de l'île. Les forteresses érigées dans le port témoignent, quant à elles, des luttes de pouvoir entre les grandes armadas européennes au XVIIe siècle pour implanter des comptoirs commerciaux dans les Caraïbes. Le Queen Emma Bridge, ce pont piétonnier flottant qui relie les quartiers de Punda et d'Otrobanda, fut construit en 1888. La Swinging Old Lady, comme on le surnomme, pivote une vingtaine de fois par jour pour permettre aux bateaux d'accéder au port. À proximité du Queen Emma Bridge se trouve la Harbor Duty Free Zone, l'une des plus importantes zones commerciales détaxées des Caraïbes. Elle comprend environ 200 boutiques qui vendent entre autres la fameuse liqueur à base d'écorces d'orange, le curaçao, et bien sûr, des fromages hollandais comme le gouda et l'édam. À quelques minutes du pont, les marchands vénézuéliens et colombiens se réunissent au Floating Market, le marché flottant. Ils arrivent en bateau pour vendre des produits frais : légumes, fruits, poissons, etc. Érigé en 1635, et inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, Fort Amsterdam est le plus grand ouvrage militaire construit sur l'île de Curaçao. Ses murs abritent aujourd'hui la résidence du gouverneur ainsi qu'une église, la United Protestant Church. |
Mes statistiques
|
